ACTE III, SCÈNE VI
M£ACCRS.
La faim: me désespère»
C^PHALIE.
De l'œil Amphitryon a. semblé m'avertir Que je l'obligerois de
MERCURE
De quoi?
GÊPHALIE.
"De sortir* Laissoirs^leur un moment.
MERCURE
Comprends^tu ce langage?
Et ce moment qu'il Veut, sais-tu pour quel usage?
GÉPMALIE.
Pour obtenir peut-être un pardo.n plus exprès De laffront qu'il a fait à ses chastes attraits , Ou pour lui.&ire part
De
ClèPHALIE,
De quelque nouvelle Qu'il tient secrète et veut li'êtce apprise que d'elle,
MERCURE
Tu ne l'entends pas mieux?
CÉPHALIE.
Quel que soit leur dessein.
Je n'ai lu jusqu'ici ni veux lire en son sein; Ma curiosité jamais ne m'importune; Je laisse toute chose au soin de la fortune , £t ne pénètre point dans les secrets d'autrui. Tome III. 27
4i8 LES SOSIES,
MERCURfi.
O que tu sais bien mieux I
CEPHALIS.
Sosie est toujours lui.
MERCURE
Je suis ce qui te plaît ; mais la faim qui me presse Quel que soit leur secret, condamne ma paresse. Entrons : lorsqu'il s'agit d'un excellent repas, Mille secrets d'état ne m'arrêteroient pas: