‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 325 sur 437 · ACTE II, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VII

Prenez , prenez ce fer y et le portez au sein Oïl TAmour en conçut le damnable dessein* . Vous savez mon malheur, moi-même je m'accuse , Et dans mon repentir ne cherche point d'excuse. J'attends ce fer sans peur, le coup m'en sera doux; J'ai , mon frère , en ma peine intérêt comme vous : Et la mort, qui fera que ma honte s'efface , Ne me punira pas, elle me fera grâce.

•ALCIOITE.

Qu'entends-je?

ALEXANDifE.

Levez-vous; les crimes infinis.

Par leur infinité demeurent impunis; Et les rigueurs des lois ont souvent été vaines Par l'excès des forfaits et le défaut des peines. Votre folie aussi passe tout châtiment, Et tient la main liée à mon ressentiment. Au lieu que j'espérois trouver notre famille Florissante à l'envi des plus grands de Séville , J'y vais pour toutes fleurs rencontrer des soucis , Et voir tous les rayons de sa gloire obscurcis. Mais partons, et forcez l'ennui qui vous possède; Quelque espérance encor me promet du remède. Suivons votre dessein , et marchons sur les pas D'un traître qui volant ne m'échapperoit pas , Que je suivrois plus haut qu'où se fait le tonnerre, Et que je chercherois aux deux bouts de la terre.

fIN DU DEUXIÈME ACTE.

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