‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 372 sur 437 · LAURÉ, LE ROI, LE COMTE, OCTAVE · texte numérisé non relu

LAURÉ, LE ROI, LE COMTE, OCTAVE

Gardes.

i^ÀXsti^^ se cackani. • ; .'

Où fuirai-je ?

LE GOHTZ.

Holà, page, arrêtez, faite voie.

LE ROÎ.

Qu'est-ce ?

LE COMTE

Un page du prince.

LE ROI

Approche, page.

LA.URK, à pare.

Oidîeui!

Rien peut-il que la mort me tirer de ces lieux? Nuages, couvrez-moi.

LE ROI

Quelle est cette contrainte ?

Parle , lève les yeux , et bannis cette crainte. ' Ne sers-tu pas le prince ? . *

LAURE

Oui, sire.

LE ROL

Sous quel nom ?

'LAURE

(A part.) . '

De Célio. Je tremble, arme-toi^ ma raison.

LE ROI

Depuis quand?

LAURE

Ne voici que la seconde lune Depuis que ce bonheur honore ma fortune ^ Et je vais, s'il plaît, sire, à votre majesté. Le trouver où j'ai S4i qu'an le tj^dt ^rêté.

LE ROI

Réponds auparavant à ce que jje désire.

LAUHB, a, p(Vrt* Hélas! que répondrai-je , et q^ saurois«je dire? O terre! ouvre ton sein; soleil , retire-toi; Nuages, derechef, tomber et epuvrez-moi.

LE ROI

Connois-tu cette Laure ^n beaiité sans seconde. Ce miracle où l'on dit que tant de grâce abonde?

LATTRE.

Qui j^.I^. connois, sire, et n'y remarque point De beauté ni de gracie e$tiinab{e à ce point : J'estime sa vertu bTen plus que son visage ; Et, si je l'ose dire, en «^flfet elle est sage.

i'E AQI>

L'as-tu vi>^ #igjpur4'b!iii?

LATTRE.

Koa , sire ; mais je crois Qu'encore ce matio..»»*

LE RQI«

Allons, comte, suis-moi :

Je proteste des dieux ta grandeur souveraine

Qu'avant la nuit sa mort satisfera ma haine»

(lUsoHnt.)

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