LAURÉ, LE ROI, LE COMTE, OCTAVE
Gardes.
i^ÀXsti^^ se cackani. • ; .'
Où fuirai-je ?
LE GOHTZ.
Holà, page, arrêtez, faite voie.
LE ROÎ.
Qu'est-ce ?
LE COMTE
Un page du prince.
LE ROI
Approche, page.
LA.URK, à pare.
Oidîeui!
Rien peut-il que la mort me tirer de ces lieux? Nuages, couvrez-moi.
LE ROI
Quelle est cette contrainte ?
Parle , lève les yeux , et bannis cette crainte. ' Ne sers-tu pas le prince ? . *
LAURE
Oui, sire.
LE ROL
Sous quel nom ?
'LAURE
(A part.) . '
De Célio. Je tremble, arme-toi^ ma raison.
LE ROI
Depuis quand?
LAURE
Ne voici que la seconde lune Depuis que ce bonheur honore ma fortune ^ Et je vais, s'il plaît, sire, à votre majesté. Le trouver où j'ai S4i qu'an le tj^dt ^rêté.
LE ROI
Réponds auparavant à ce que jje désire.
LAUHB, a, p(Vrt* Hélas! que répondrai-je , et q^ saurois«je dire? O terre! ouvre ton sein; soleil , retire-toi; Nuages, derechef, tomber et epuvrez-moi.
LE ROI
Connois-tu cette Laure ^n beaiité sans seconde. Ce miracle où l'on dit que tant de grâce abonde?
LATTRE.
Qui j^.I^. connois, sire, et n'y remarque point De beauté ni de gracie e$tiinab{e à ce point : J'estime sa vertu bTen plus que son visage ; Et, si je l'ose dire, en «^flfet elle est sage.
i'E AQI>
L'as-tu vi>^ #igjpur4'b!iii?
LATTRE.
Koa , sire ; mais je crois Qu'encore ce matio..»»*
LE RQI«
Allons, comte, suis-moi :
Je proteste des dieux ta grandeur souveraine
Qu'avant la nuit sa mort satisfera ma haine»
(lUsoHnt.)