SCÈNE IV
DIANE, ARDÉNIE, DARAIDE.
DIAKE.
O frivoles disceurs! ô conseils superflus! Mon seul remède, hélas! est de ne vivre plus.
ARDilflE.
Que serviront vos pleurs à ses muettes ombres ?
DIANE
A m'envoyer moi-même en leurs rivages sombres.
Oui, l'espéranee nuit et n'est plus de saison; Chacun doit, ce me semble, écouter la raison; Elle peut soulager les pires infortunes. .
DIA.NE
£t VOUS et la raison vous m'êtes importunes. Agésilam n'^est plus, tous mes plaisirs sont morts; Un moment de constance excède mes efforts» Troublez-vous y mes esprits ; mes yeux , fondez en larmes ;. Altère-toi, mon teint; mes mains ^ prenez des armes. N'avoir q«e des regrets pour ce parfait amant Est un trc^ doux effort de mon ressentiment : J'ai causé son trépas , nïoi-meme je m'en prive ^ Et tu veux, importune , et tu veux que je vive I
ARDBNIE.
Eh bien, ne vivez plus, si vous voulez mourir^ Et si temps ni raison ne vous peut secourir.
DIANE
Ma douleur le fera.
ARBÉNIE.
Quelqu'un heurte à la porte.
(Elle Ta vers !a porte et retient.)
Hélas ! préparez-vous , c'est son corps qu'on apporte. Armez*vous de vertu,