SCÈNE VII
Les HéMEs ; ROSARAN , aux pieds de la reine.
Grâces à ma valeur , le traître a rendu l'âme , Et soa sang a fumé sous cette heureuse lame. L'édit est consommé , nos soins sont superflus ; Votre amour est vengée , et Florisel n'est plus : Ce bras , propice aux bons et fatal aux superbes ,, L'a laissé pâle et froid étendu sur les herbes.
SIDONIE
Dieux! quel est ce discours? »
DARÂÏDE*.
Oh ! qu'il est insensé l FLORISEL, sans être yu de jRosaran, • C'est un esprit d'amour profondément blessé , Et dont aucun orgueil n*^égale l'arrogance. Tirez quelque plaisir de son extravagance.
SÎDOWIE.
Généreux cavalier , si Florisel est mort , Pourquoi ne joignez-vous sa tête à ce rapport? Cette vue en ces lieux eût prouvé votre gloire, Et Diane eût été le prix de la victoire.
ROSARAN.
Je n'ai pu me résoudre à cette cruauté , Et j'ai plus de valeur que d'inhumaûité ; Mais bientôt cette mort vous sera confirmée Par la voix de la gloire et de la renommée ; Les bruits dans peu de jours s'en répandront ici.