‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 87 sur 437 · PARTHÉNIE · texte numérisé non relu

PARTHÉNIE

£h bien ! soit mon tombeau?

lÊYAlCORE.

Soit votre monument.

0 lâche trahison! 6 perfidie extrême!

Que tarde, juste ciel, ta puissance suprême? Ton foudre peut rester inutile en ta main , Et tu ne punis pas ce* barbare dessein!

PARTH^NIE.

'S^ délibérons point, ma mort est équitable^ ÏX si je lui déplais ^ je suis assez coupable ^

i34 L'INNOCENTE INFIDÉLITÉ,

Je quitterai le jour sans peine et sans ennui. Et la mort me plaira, puisqu'elle vient de lui. Évaudre, ote un obstacle à sa bonne fortune; J'ai déjà trop vécu puisque je l'importune : Ce que. hait un monarque est digne de périr; Et déplaire à son roi , c'est plus que de mourir.

ÉVAIfPRE.

Que le ciel pour mon chef tous ses foudres prépare Avant que j'exécute un dessein si barbare ! Coupable de ce crime, où verrois^je le jour? Plût au ciel que ma mort satisfît son amour, Que bientôt cette main épuiseroit mes veines, ' Et qu'il me seroit cher de divertir ses peines! En quels lieux écartés de ce fatal séjour Passerez-vous du temps en l'espoir du retour? Un lieu qui m'appartient dont l'issue est sedrète^ Fort, assez détourné, vous offre une retraite : C'est là qu'il faut attendre un heureux changement De la force du temps et de son jugement. Votre mort cependant qu'on croira dans l'Épire

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