‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 97 sur 437 · ACTE IV, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III

Croyez qu'un charme étrange a blessé ses esprits. Ma désobéissance un jour aura son prix; Le ciel accomplira vos vœux et mon attente ; Vos destins changeront , et vous serez contente. Un astre injurieux s*est bandé contre vous; Mais le ciel est injuste ou vous sera plus doux ; Il souffre <{uelque temps , mais perd enfin le crime; II presse Tinnocence et jamais ne l'opprime.

PARTHÉ5IE.

£n cet heureux espoir je reçois ton secours ; Moins pour moi que pour lui je conserve mes jours : Son mal me nuiroit plus que ma propre misère ; ^ Au prix de ses douleurs la mort me seroit chère. Sur moi tombent les maux qui peuvent l'outrager! Je crains son repentir s'il le doit afBiger.

ÉVANDRE

Demain quand le soleil, effaçant les étoiles, Du palais de la Nuit aura tiré les voiles , Par des lieux détournés j'irai de votre mort Pour notre sûreté faire le doux rapport ; Et vous saurez le soir, par mon propre message , Ce qu'elle aura produit en ce cruel courage. Après ces longs ennuis vos vœux seront contens. Attendez ce bonheur et du ciel et du temps.

(Il tort.)

i42 L'INNOCENTE INFIDÉLITÉ,

Page 1