ACTE I, SCÈNE II
Dans ma maison, mes fils, ne mettez point la guerre.
(A Ladisûs.)
Faites venir le duc , infont. Prince , arrêtez.
(Alexandre sort.) LAOISLAS.
Vous voulez m'ordonner encor des lâchetés , Et pour ce traître enoor solliciter ma grâce ! Hais pour des ennemis ce cœur n'a plus de place : Votre sang, qui Tanime, y répugne à vos lois. Aimez cet insolent, conservez votre choix, Et du bandeau royal qui vous couvre la tête hyez, si vous voulez, sa dernière conquête : Hais souffirez-m'en, seigneur, un mépris généreux; Laissez ma haine libre aussi -bien que vos vœux; Souffrez ma dureté, gardant votre tendresse. Et ne m'ordonnez point un acte de foiblesse.
Mon fils, si près du trône où vous allez monter, Plfès d'y remplir ma place et m'y représenter, Aussi-bien souverain sur vous que sur les autres, Prenez mes sentimens, et dépouillez les vôtres. Donnez à mes souhaits, de vous-même vainqueur. Cette noble foiblesse et digne d'un grand cœur, Qui vous fera priser de toute la province , ,Et, monarque, oubliez les differens du prince.
LABISLAS.
h préfère ma haine à cette qualité.
W^^nsez-moi, seigneur, de cette indignité.
19» YENCESBAS,