ACTE III, SCÈNE [II
ALEXANDRE
Quel outrage , madame , émeut votre colère ?
GASSANDRE.
La hrear d*une MBur pour Tintérêt d'un frère :
ion tyrannique effort veut éblouir mes vœux
?9iT le lustre d'un joug éclatant et pompeux.
)n prétend m'aveugler avec un diadème ,
Lt Ton veut malgré moi que je règne et que j'aime :
3'est l'ordre qu'on m'impose , ou le prince irrité ,
Vbandonnant sa haine à son autorité ,
Doit laisser aux neveux le plus tragique exemple ,
Et d'un mépris vengé la marque la plus ample
Dont le sort ait jamais son pouvoir signalé ,
Et dont jusques-ici les siècles aient parlé.
V<Mla les complimens que l'amour leur suscite ,
Et les tendres motifs dont on me sollicite.
ALSXAVDRB.
Rendez y rendez le calme à ces charmans appas; Laissez gronder le foudre, il ne tombera pas; Ou l'artisan des maux que le sort vous destine Tombera le premier dessons votre ruine.
Fondez votre repos en me faisant heureux ; Coupons dès cette nuit tout accès à ses vœux , Et voyez sans frayeur quoi qu'il ose entreprendre , Quand vous m'aurez comj&is une femme à défendre , Et quand ouvertement en qualité d'époux Mon devoir m'enjoindra de répondre de vous.
Fij>£RIC.
Prévenez dès ce soir l'ardeur qui le transporta : Aux desseins importans la. diligence importcv, '
^'Mo VENCESLAS,
L'ordre seul de l'affaire est à considérer; Mais tirons-nous d'ici pour en délibérer.
GASSANDllE.
Quel trouble, quelle alarme , et quels soins me possèdent!