‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 174 sur 432 · ACTE V, SCÈNE IX. a6i · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IX. a6i

Par ses soins tout nous rit, tout fleurit, tout succède;

Par son trt nos voisins, nos propres ennemis.

If aspirent qu'à nous être alliés ou soumis ;

Il Ëdt briller partout notre pouvoir supréne ;

Par lui toute l'Europe ou nous craint ou qbus aime ,

II est de tout l'état la force et l'ornement ,

Et vous me l'ôteriez par votre éloignement

L'heur le plus précieux que régnant je respire

Est que vous demeuriez l'âme de cet empire.

(Montnnt Théodore.)

Et si vous répondez à mon élection , Ma sœur sera le nœud de votre affection.

FÉDERIC. j

J y prétendrois en vain , après que sa défende M'a de sa servitude interdit la licence.

THl&ODOllE.

le vous avois prescrit de cacher vos liens ;

Mais les ordres du roi sont au-dessus des niens,

Et me donnant à vous font cesser ma défense.

FÉDERIC.

Oh! de tous mes travaux, trop digne récompense!

( A Ladislas.)

C'est à ce prix, seigneur, qu'aspiroit mon qrédit , . Et vous me le rendez me l'ayant interdit.

L/kDiSLAS, h Ca sandre.

J ai pour vous accepté la vie et la couronne , Madame ; ordonnez-en , je vous les abandomie. Pour moi sans vos faveurs elles n'ont rien de doux ; Je les rends , j'y renonce , et n'en veux point sans vous : ^ vous seule dépend et mon sort et ma vie.

a6a VENCESLAS, ACTE V, SCÈNE IX.

Après qu'à mon amant votre main Ta ravie !

VEïrCESLAS.

Le sceptre quç jîy mets a son crime eftaçé. Dessous un nouveau règne oublions le passé; Qu'avec le nom de prince il perde votre liaine : Quand je vcxis donne un roi , donnez-nous une reine.

^ CASSAJXDHE..

Puis-je, san$ un trop lâche et trop sensible effort, Épouser le meurtrier , étant yeuve du mort ? Puis-je... V \ ' , . • .

f VEiyCESLAS.

Le ten^ps , ma fille. . .

Ail ! quel temps le peut faire

LADISLAS

Si je n'obtiens, au moins permettez que j'espère :

Tant de soiimis^'ons lasseront vos mépris ,

Qu'enfin de mon amour vos vœux seront le prix.

VENCESiiAS,, a Ladislas.

Allons rendre à l'înfamt «os dernières tendresses ,

Et dans sa sépulture enfermer nos tristesses.

Vous, faitete-mbi "Vivant louer mon successeur,

Et voir de ma couronne un digne possesseur.

^•Mi.:'..'. ) ' ' •'. '■•

TIN DE TEirCESLAS.

VENCESLAS

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