‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 182 sur 432 · Tome V · texte numérisé non relu

Tome V

274 VENCESLAS

Le {)rince est iBon ahié , je respecte son rang ; ^ Mais nous ne différons ni de cœur ni de sang , Et, pour un dën^enti, j'ai trop.i...

yeivCeslas.

Vous , téméraire!

Vous la main sur l'épée , et contre votre frère ! Contre mon sucesseur et mon autorité !

Implorez , insolent , implores: sa bonté ; Et , par un repentir digne de votre grâce. Méritez le pardon que je veux qu'il vous fasse.

( A Ladislas.) Allez, demandez-lui Vous, tendez-lui les bras.

ALEXANDRE

S^gneur , considérez. ^. . •

V E N GE SI A s , 4 Ateséandre, Ne me répliquez pas.

ALEXANDRE, à p€U^t»

Flçchirons-nous , mon cœur , sous cette humeur hautaine ? Oui , du degré de l'âge il faut porter la peine. Que j'ai de répugnance à cette lâcheté !

( A Ladislas.) 0 ciel ! pardonnez donc à ma témérité , ^ Mon frère. Un père veut que je vous satisfasse ; J'obéis à son ordre et vous demande grâce.

( Ladislas ne le regarde point.) 1

Mais par cet ordre aussi vous devez l'accorder.

VENCESLAS, à part Le cruel daigne-t-ii au moins le regarder?

LADISLAS, à Alexandre.

Et ne sufEt-il pas que le roi voua pardonqe ?

VENCESLAS, à Ladislas.

Prince , encore une fois , donnez-la, je l'ordonne : Que le respect au moins dompta votre courroux.

ACSE I, SCENE II. n'jS

LADiSLAS, à f^enceslas .

Ile lâcheté , seî^eur , m'oblîges-voiu !

ion frère en rerabrassant.) *

et n'impntn cet eicës d'indulgence pouvoir absolu qui retient ma vengeance.

ALEXANDRE, àpOTi.

re ! 6 respect ! que vous m'êtes cruels ! ▼EifCESLAS, à tous deux.

s ces differens en des voeux mutuels; land je suis en paix avec toute la terre , a maison , mes fils , ne mettez point la guerre. Mandre.) ( A Ladislas.)

enir le duc. Ladislas , arrêtée.

( Aleiandre sort.)

LADisa.AS.

tulez m'ordonner encor des lAchetés ,

ce traître encor solliciter ma grâce !

ur des ennemis ce cœor n'a pins de place : mg qui l'anime j répugne à vos lois.

:et insolent , conserves votre choix , andean royal qui vous couvre la tête \\ vous voulez , sa dernière conquête : iffrez-m'en , seigneur , nu mépris généreux ; ma haine libre aussî^bien que vos vœux ;

de me forcer k d'indignes foiblesses , ^z votre sang qui répugne aux bassesses.

VBirCEfl|.A8.

, si près du trftne où vous allez monter ,

remplir ma place et m'y représenter ; len souverain sur vous que sur les autres , nés sentimens et dépouillez l'es vôtres : à mes souhaits , de vous même vainqueur, •ble foiblesse et digne d*un grand cœur : e prolonger vos disputes cruelles ; larque ^ du prince oubliez les querelles. • '

ayô VENCESLAS,

Je préfère ma haine à cette qualité. *' Dispensez-moi , Seigneur^ de cette indignité.

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