ACTE III, SCENE IV
Je reprend les froideurs de mon indifférence ; J'abandonne un succès que j'ai peu poursuivi , Et cède YOtre cœur à qui me Ta ravi.
Je ne toqs retiens plus..... Conduisez-la , mon frère. Et TOUS I duc y demeurez.
CASSANDRE
0 la nible colère !
Conserves-moi toujours» ce généreux mépris;
Et qae des ce jour même un trône en soit le prix»
( Elle sort a?ec Alexandre.)
LADisLAS, àpart,
Bieox! avec quel effort et quelle peine extrême Je souffre ce départ qui m'arrache à moi-même ,
Et cpi'un rude combat m^'affranchit de sa loi !
(Haat.)
Bac, j'allois pour vous voir , et de la part du roi.
FÉDERIC.
Quelque loi qu'il m'impose , elle me sera chëre.
LADISLAS
Hon estime pour vous a dompté ma colère ; £t j'accorde moi-même à vos derniers exploits Le prix que sa parole a mis à votre choix. Venez le demander.
FÉDERIC.
J'ai reçu mon salaire , l^rince, si mes respects cessent de vous déplaire. Vos bontés sont le prix que j'ai tant souhaité; *^ roi me les obtient, il est trop acquitté.
LADISLAS
"On; vous devez user du pouvoir qu'il voiis laisse ; ^ jnstice l'exige, et moi je vous en pressi^ ^Ure»-lui l'objet que vous considérez :
^^ ne vous défends plus l'heur 011 vous aspirez , ^^ veux que votre hymen en soit le premier gage.
298 VENCESLAS
Prince , on a bien puni l'orgueil de mon hommage.
Depuis rinstant fatal que je tous ai dëplu ,
Mes vœux sont importuns y mion respect superflu.
LADISLAS
Avouez qu'il est doux ^ lorsqu'on plaît et qu'on aime , De renfermer ainsi bob boabeur en soi-même. Votre bouche se plaint, votre cœur ^aj^kudit.
FÉDBRIC.
Quoi! prince, tous croyez...
LADISLAS
Un regard', m'a tout dit*