ACTE IV, SCENE IL 3o
«tirer d'an oœar indignement blessé ndt empoisonné que ses yeux m'ont lancé, '^é des mépris ^'elle a f^its de ma flamme , tre die k des mépris je contraignois mon âme ; ( Yingrttte beauté dont \e suis trop épris . pins qjoe ma colère et plus que ses mépris, enfin , Octaye étant- venu m'apprendre omplot de l'hymen du duc et de Cassandre , ne ce nœud fatal se for moi t cette nuit
OCTAVE, à pan.
icieux avis , hélas! qu'as-tn produit?
LADISLAS
ombant tout entier à ce coup qui m'accable , ont raisonnement je deriens incapable, suite f resté seul enfermé tout le soir , e prends plus d'avis que de mon désespoir ; tientôt sur ces lieux l'ombre étant répandue , sors par les détours d'une secrète issue : oie , tout respect , tout jugement perdu, palais de Cassandre en un instant rendu , franchis la barrière y entre , observe , examine, rche un lieu favorable au coup que je destine, rencontre , m'arrête, et dans l'obscurité pare à tout succès mon courage irrité, nom du duc , enfin , j'entends ouvrir la porte ; suivant à ce nom la fiireur qui m'emporte , irs , éteins la lumière , et d'un aveugle effort , trois coups de poignard blesse le duc à mort.
THÉoDoaB, à part.
duc ! qu'entends-je , hélas !
, LADISLAS
A sa voix expirante i accourt , le palais est rempli d'épouvante, ^s entendant totnber le poignard sous ses pas , le prend , me poursuit et m'en atteint au bras.
3o4 VENCESLAS,
Son âme , à cet effort , de son corps se sépare ; Il tombe mort.
THÉODORE
0 rage inhumaine et barbare!
LADISLAS
Et moi , par cent détours que je ne connois pas , Dans Fhorreur de la nuit ayant traîne mes pas , Par le sang que je perds mon cœur enfin se glace ; Je tombe et sans secours j'expiroîs sur la place. Octave qui me cherche , inquiet et surpris , Passe , me reconnoit , rappelle mes esprits , Me prête son secours , et dans ce lieu me guide.
THÉODORE, à part.
Malheureuse ! rougis de pleurer un perfide.
( Haut.) Je succombe, mon frère , à des malheurs si grands ,
Et mes pleurs disent trop l'intérêt que j'y prends.
( Elle sort ayec Leone
OCTATE.
Prince , quittez ces lieux ou Ton peut vous surprend La lumière déjà conunence à s'y répandre.
LADISLAS
Et va produire au jour les crimes de la nuit !
OCTAVE
Même , au quartier du roi j'entends déjà du bruit Ëloignez-vous : craignez que l'on ne vous soupço
LADISLAS
Qui souhaite la mort n'a plus rien qui l'étonné. Mais allons , conduis-moi.