SCÈNE IV
Les mAmks; PHâRNACE.
PHARirA.CE.
ieux ! du camp , seigneur , savez - vous la nouvelle ?
SIROiS.
îUe ?
PHARiTACE, regardant autour de lui.
Qu'on vous trahit, et que le roi prétend
SIROE8.
Parlez sans rien craindre , aucun ne nous entend.
PHARNACE
mépris de vos droits et de la loi persane , I tête du camp couronner Mardesane.
*#ALMIRAS.
ez si j'ai raison , grand prince , et si mon soin
'un trop prompt avis prévenu le besoin.
> quel effet au camp produit cette aventure ?
344 COSROÉS,
PHARNAGE.
On a peine à le croire , et chacun en murmure. On tient ce bruit semé ppur éprouver les cœurs , En voir les sentimens, en sonder les ardeurs: Mais il n'a dans pas un trouvé que de la glace. C'est un bruit toutefois , seigneur, qui vous menace Et ne doit point laisser languir votre courroux. Ainsi que l'équité y tous les cœurs sont pour vous ; . Quoique l'on dissimule , on ne peut voir sans peine Le roi déférer tant à l'orgueil de la reine , Passer pour son sujet , et laisser lâchement Reposer suisses soins tout le gouvemem/enL . S'étonne- 1- il, dit -on, si rien ne nous succède? Toujours ou sa furie ou Sira le possède. Qijel progrès feroit-il, furieux ou charmé. Par l'une hors du sens , par l'autre désarmé ? Ce murmure assez haut court par toute l'armée,
(Montrant Palmiras. )
De son chef qu'elle perd encor toute alarmée ; Et, pour peu qu'on la porte à vous donner les mains , Et que l'on veuille entendre au traité des Roniains , Pour son fils contre vous la reine en vain conspire, Et ma tête , seigneur , vous répond de l'empire , Ou pour vous maintenir tout l'état périra.
siRoès, à part, fi Mais, je périrai, traître, ou mon fils régnera.»
(A Pharnace.)
Oui , oui , qu'elle périsse , et n6us , régnons , Pharnace: Je ne consulte plus après cette menace. Si le trône nous peut sauver de son coiwroux , Fidèles confidens , je m'abandonne à vous ; Ouvrez - m'en le chemin , mpntons sur cet asile ;