‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 260 sur 432 · PALMIRA.S · texte numérisé non relu

PALMIRA.S

Votre mère plutôt m'a toujours été dbère !

nars]£e.

Vous la faites du moins garder avec grand soin.

PALMIRAS.

Je m'expliquerai mieux quand il sera besoin.

* NARSÉË.

Enfin tout mon crédit , ô déplorable reine ,

De vos persécuteurs ne peut vaincra la haine ;

Et j pour toute réponse aux plaintes que je perds ,

On dit qu'on vous chérit quand on vous tient aux Sers.

O barbare amitié qui produit le servage ,

Dont les pleurs sont un fruit, et les chaînes un gage!

PALMIRAS.

Ni la mort, de Sira, ni sa captivité N'importe en rien, madame , à votre majesté.

KARSl^E.

Ah! comment contenir la douleur qui m'emporte? La prison de Sira ni sa mort ne m'importe ! Qui m'ose proposer cette fausse vertu , Dans les flancs d'une femme a-t-il été conçu ? Ou, naissant, suça- 1- il au sein d'une lionne Les cruels sentiméns que mon malheur lui donne?

PALMIRAS.

Votre ennui m'attendrit. O nature , il est temps Que tu mettes auigour un secret de vingt ans, Que tu sois révérée au siikg où tu dois l'être , Et qu'aux yeux de sa fille un père pse paroître.

Page 1