‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 265 sur 432 · ACTE V, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE III

HARBESANE.^

X, j*ùme mieux avouer une offense y nide et tremblant , parler en ma défense.

siaois.

ai plus de lieu de vous &ire punir, che, d*un affront perdre le souvenir.

MARDESANE.

vengeant , au moins j vous n'aurez pas la gloire été prié d'en perdre la mémoire.

SIROÈS

ei trop de cœur.

MARDESANE.

Assez pour faire voir < nde vertu dans un grand désespoir.

siRoàs.

se produit tard.

MARDESANE.

Assez tôt pour déplaire brûlant d'orgueil , voit braver sa colère, l'avez pu croire indigne de mon rang , c'est faire injure à ceux de votre sang. t ou malbeureux , innocent ou coupable , i les sentimens dont vous êtes capable ; id j'espcrerois fléchir votre courroux , ) de votre orgueil pouf me soumettre à vous. it que j'ai tenu la puissance suprême , ^

j'ai sur ce front senti le diadème y iné comme à vous des sentimens de roi , se peuvent perdre et mourront avec moi. ^ ►u conserver , j'eusse eu peine à vous rendre

398 GOSROÈS,>

Le sceptre que sujet j'ai hésité de prendre;

Et roi, j'ai reconnu que la possession ,

Qui refroidit l'amour , accroît l'ambition.

Vous avez eu plus d'heur comme plus de naissance ,

Et nous sommes tombés dessous votre puissance ;

Mais , encore étourdi de ce grand accident ,

Je garde toutefois un cœur indépendant ,

Et y pour me conserver le bien de la lumière ,

A votre vanité plaindrois une prière.

siRoès.

Hé bien, prince, la mort domptera cet orgueil.

MARDESANE.

On ne peut mieux tomber du trône qu'au cercueil ; L'ardeur de commander trop puissamment convie , Pour me la faire perdre en me laissant la vie ; Un cœur né pour régner est capable de tout ; Je n'excepterois rien pour en venir à bout , Pour accomplir en moi les desseins de ma mère , Pour venger ma prison et celle de mon père. Je vous ai respecté, dépouillé de vos droits ; Je consentois à peine à vous donner des lois , Et peut-être eusse- je eu la naissance assez bonne Pour venir à vos pieds déposer ma couronne ; Mais , après le parti que l'on nous a formé , Et le sanglant complot que vous avez tramé , Au sensible mépris des droits de la nature, Je ne vous cèle point que si quelque/aventure Remettoit aujourd'hui le sceptre entre mes mains, Pour vous le rendre plus tous respects seroient vains, Et , dépouillant pour vous tous sentimens de frère , Je me Cerois justice et vengerois mon père.

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