‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 267 sur 432 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

SIROÊS , P ALMIRAS , PHÀRNAGÈ , GarUes.

PALMIRAS.

J'admire la vertu qu'un sceptre nous apporte,

Vous le méritez^ sire , avec cett^ âme forte;

Et c'est en ce grand cœur qu'on ne méconnoit plus

L'héritier d'Artaxerce et le. sang de Cyrus»

Vous vaincrez tout, grand prince ^ en vous vainquant vous-même ;

4oo COSROES,'

Mais il reste une épreuve à cette force extrême, Et c'est ici qu'il fiiut montrer tout Siroès.

(A un garde.)

Garde , avec Sardarigue amenez Cosroès.

(Le garde sort.) SERGES.

Mtéodsj garde.

PALMIRAS.

Seigneur , il vous est d'importance De joindre

SIROES.

Ah ! c'est ici que cède ma constance , Qu'interdit, qu'effrayé, je ne sens plus mon rang, Et qu'en mon ennemi j'aime encore mon sang. O nature !

PALMIRAS.

11 s'agît d'une grande victoire , Et rarement , seigneur, on arrive. à la gloire Par les chemins communs et les sentiers battus.

SIROÈS

Ah! j'ai trop pratiqué vos barbares vertus; Je ne puis acheter les douceurs d'un empire Aux dépens de l'auteur du jour que je respire.

PHARITACE.

Ce tendre sentiment vous vient hors de propos; Il faut de votre état assurer le repos.

SIROÈS

Je m'en démets, cruels; régnez, je l'abandonne, Et ma tête à ce prix ne veut point de couronne ; Mon cœur contre mon sang s'ose en vain révolter; Par force ou par amour il s'en fait respecter. A mon père , inhumains , donnez un autre juge ,

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