ACTE III, SCENK V
HATALIE.
Allez; n'espérez pas que ni force ni crainte
Puissent rien où mes pleurs n'ont fait aucune atteinte; «
le connois trop son cœur , j'en sais la fermeté ,
Incapable de crainte et de l^èreté.
A regret contre lui je rends ce témoignage ,
filais l'intérêt du ciel à ce devoir m'engage.
Encore un coup , cruel, au nom de notre amour.
Au nom saint et sacré de la céleste cour ,
Reçois de ton épouse un conseil salutaire:
Déteste ton erreur, rends-toi le ciel prospère;
Songe et propose-toi que tes travaux présens ,
Comparés aux futurs, sont doux ou peu cuisans.
Vois combien cette mort importe à tob estime,
D'où tu sors, où tu vas, et quel objet t'anime.
ADRIElf.
Mais toi.» contiens ton z^e, il m'est assez connu. Et songe que ton temps n'est pas encor venu ; Que je te vais attendre à ce port désirable.
(AFlaTie.)
Allons, exécutez le décret favorable
Dont j'attends mon salut plutôt que le trépas.
FLAVIE
Vous en êtes coupable, en ne l'évitant pas.
( n sort. Le geôlier et les gardes emmènent Adrien.)
». • NATAL'iE seule.
Tose à présent , ô ciel , d'une vue assurée Contempler les brillans de ta voûte azurée , Et nier ces Êtux dieux qui. n'ont jamais foulé De ce palais roulant le lambris étoile.