‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 369 sur 432 · ACTE IV, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VIII

DON LOPE

Oui, je sais la défense du roi, Qu'un mot est en sa bouche une immuable loi , Et qu'à l'avoir enfreinte il y va de ma tête. Mais je meurs trop heureux après votre conquête. Quelque évident péril que je coure en ces lieux , Je ne puis trop payer cet aveu glorieux.

THEODORE

Pourquoi remettre au sort de ce combat funeste

La conquête d'un cœur qu'en vain on te conteste ?

Combien depuis trois ans mes yeux et mes soupirs

Ont -ils dû clairement t'expliquer mes désirs!

Mais il n'est pas saison que je t'en entretienne.

Va -t'en, sauve ma vie en conservant la tienne.

Va, ne t'expose pas aux premiers mouvemens

Que le roi peut permettre à ses ressentimens. •

En ses plus favoris il veut que sa puissance

Rencontre du respect et de l'obéissance :

Ta tête auprès de lui n'est pas en sûreté ,

Je connois sa justice et sa sévérité ;

Attends que sa fureur soit un peu dissipée.

Va, le temps et mes pleurs

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