Tome V
8^ SAINT GENESÏ,
C'est du bras qui l'irrite arrêter la tempêté Que son propre dessein attire sur sa tête, Et d'uii soin importun arracher de sa main Le couteau doilt loi-même il se perce le seift.
MA.RC£IiLE.
Ah! seigneur, il est vrai; mais de cette ten^pête Le coup frappe sur nous s'il tombe sur sa tête j Et le couteau fatal que l'on laisse en sa main Nous assassine tous en lui perçant le sein.
ÔCtAVE.
Si la grâce, seigneur^ n'est diié à sôti ôfFénse, Quelque compassion l'est à notre innocence.
DIOCLÉTIEir.
Le fer qtd de ses ans doit terminer le cours
Retranche vos plaisirs en retranchant ses jours :
Je connois son mérite et plains vôtre infortune;,.
Mais, outre que l'injure avec les dieux commuî^/^
Intéresse l'état à punir son erreur.
J'ai pour toute sa secte une si forte hokréiuj, *
Que je tiens tous les maux qu^ont soufierts ses complices,
Ou qu'ils doivent souffrir , pour de trop doux supplices.
En faveur toutefois de l'hymen fortune
Par qui tant de bonheur à Rome est destiné ,
Si par son repentir, favorable à soi-ihêtné,
De sa voix sacrilège il purge le blasphème,
Et reconnoît les dieux auteurs de ï'uâiVei^,
Les bras de ma pitié vous sont encore ôùvéHs.
Mais voici le préfet : je crains que sbh sùpjpUce
N'ait prévenu l'effet de votre bon office. -