ACTE II, SCÈNE IIL iiS
« Si chez vous la vertu peut trouver quelque asile , » O Sardes généreux ! ouvrez-moi votre ville, » Si l'homme enoor pour l'homme a quelque humanité, 9 Sauvez-moi d'un tyran et de sa cruauté. » On ouvre à sa requête; il obtient audience, Et sur l'esprit de tous gagne tant de créance, Qa'à la tête souvent de cinq ou six d'entre eux , Noos venant finre au camp des délBs généreux, En diflGérentes fois il se fit des plus braves , P^ notre intelligence, un tel nombre d'esclaves. Qu'enfin tous joints ensemble, et s'étant par moyens Pratiqué le secours de quelques citoyens P^ qui de ce secret je reçus le message, Dms les murs ennemis ils se firent passage; Et don Lope s'acquit un renom glorieux Qui fiât revivre en lui l'éclat de ses aïeux.
DOif pin RE, h part y en s^éveiUarU.
Que dira don Bernard d'un si profond, silence? De ce filcheux sommeil forçons la violence, Et prétons mieux l'oreille au récit des. cqmbats De qui si dignement nous a prêté le bra^.
nôir BERHAHD.
DoQ Bidmond de Moncade a dans cette victoire ^ des Eût înàiâs étemi^ sa gloire , ' Et mérite....
lyôir pàï^as.
Orisian est son gouvemeinent.
DON BERNARP.
s« I i^ due de Bibagoroe a-sei^ digpiement, Et d'un cceut ioadoropté signalé sa- vaillance,
ii6 DON BERNARD DE CA6RÈRE,
DON PÈDRE
Sassaris et Sora seront sa récompense.
DOUf BERNARD.
Don Nùgne à notre espoir fut un notable appui , Et d'un bras généreux....
DON PEDRE. ^
Caiarb est pour lui.
Et vous, restaurateur de la gloire publique , Je vous fais duc de Vas et comte de Modique.
DON BERNARD
De si hauts rangs, seigneur, pour un sujet si bas! Semez avec les mains, et ne répandez pas : Votre profusion en me chargeant m^aocable. Et dW si lourd fardeau ma force est incapable. - -
DON PÈDRE
Ce prix me laisse encor la qualité d'ingrat, Et charge peu le bras qm soutient tout l'état. Achevons T(rtre cour et passons chez Pinfâirte, Oii nous consulterons* d'une afimre importante Pour qui vôtre retour nous arrive â{)ropbs, Et qui ne peut wicor vous souffrir de repos;' > '
(Ils sortent tous, excepté Don Lope et Lazarille.)
l^j^lAnitU!^, à don Lcpe.
Vous aviez bien raison d'attendre sa venue : Voilà votre vertu dignement reconnue. / ..
Votre crédit est grand, on vous voit de bon œil, Et le roi vous a fait un favorable, accueiL Don Bernard....
t>6n lope.'
Que veux-tu ?' ma raison «lle-m^me S'égare et m'abandonne en ce malheur extrême.