‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc]Chapitre 79 sur 432 · ACTE II, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV

Et pouvoir opposer à sa rigueur extrême Le bien qu'elle me fiùt en un autrç moi-même.

DON BERNARD

Ayec plus d'espérance ^Murgnez ma douleur , Et croyez que je tiens à sensible malheur De pouvoir opposer i sa &veur extrême Le mal qu'elle me fiût en un autre moi-même.

LE COMTE

n est vrai que jamais vertu n'avoit produit •

De si fameux succès avec si peu de fruit, Et que d'un art savant et d'un pinceau fidèle Don Bernard en a fidt la peinture si belle, Qu'enfin, sans vous flatter, il faut qu'à ce récit Quelque grand soin du prince ait diverti l'esprit , Pour en avoir laissé la gloire sans seconde Si stérile pour vous, et pour lui si féconde.

DON LOPE

Le &vorable accès qu'elle a dans vos esprits

He la rend trop fertile et m'est un prix àans prix.

DON BERNARD

Nous reverrons le roi : la prière obstinée Succède quelquefois et vainc la destinée : Ce vous sera du moins un fruit de son refus , Si nous n'obtenons rien , que de n'espérer plus. Mais il repose; adieu.

DON LOPE

Le ciel vous soit propice.

Et me Jbsse acquitter de cet heureux office !

(Don Bernard sort.)

0 foiblesse ! ô contrainte indigne d'un grand cœur , D'avoir pour la vertu recours à la faveur! Lâche, devrois-je encor....

I20 DON B£RNi:RD DE CABRÈRE,

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