ACTE II, SCÈNE I. uf
LE DIÉCORATEVR.,
Le temps nous a manqué plutôt que Tindustrie; Joint qu'on voit mieux de loin ces raccourcissemens, Ces corps sortant du plan de ces refondremens^ L'approche à ces dessins ôte leurs perspectives, En confond les faux jours , rend leurs couleurs moins vives , Et, comme à la nature, est nuisible à notre art, A. qui l'éloignement semble apporter du fard : La grâce une autre fois y sera plus entière.
GENEST
Le temps nous presse; allez préparer la lumière.
( Il lit son rôle.) ( Le décoimtear lori.)
« Ne délibère plus, Adrien, il est temps
» De suivre avec ardeur ces fameux combattans :
» Si la gloire te plaît, l'occasion est belle;
» La querelle du ciel à ce combat t'appelle ,
» La torture , le fer et la flamme t'attend :
» Offre à leurs cruautés un cœur ferme et constant;
» Laisse à de lâches cœurs verser d'indignes larmes,
9 Tendre aux tyrans les mains et mettre bas les armes ;
1 Offre ta gorge au fer, vois-en couler ton sang,
> Et meurs sans t'ébranler, debout et dans ton rang^
' (Il répète encore ces quatre derniers vers.)
> Laisse à de lâches cœurs verser d^mdignes larmes,
» Tendre aux tyrans les mains et mettre bas les armes ;
» Oflfre ta gorge au fer, vois-en coulef ton sang,
B Et meurs sans t'ébranler, debout et dans ton rang. >