II. — CHRONOLOGIE DE LA VIE ET DES ŒUVRES DE VILLON
1431 (v. st.) — 1% avril 1431 à 19 avril 1432 (n. st.). —
Naissance, à Paris, de François de Montcorbier, alias des Loges, plus connu sous le nom de Villon qu'il tenait de son bienfaiteur, maître Guillaume de Villon, chapelain de Saint- Benoît-le-Bétourné.
1449, mars (n.st.). — François de Montcorbier est reçu bachelier à la Faculté des arts de Paris.
1451 au 9 mai 1452. — Il prend sans doute une part active aux désordres qui suivirent le déplacement de la pierre du Pet-au-Diable et qui fournirent le sujet du Roman du Pet au Diable (Test. 858). |
1452, entre le 4 mai et le 26 août. — Il est successivement reçu licencié et maitre ès arts.
1455, 5 juin. — Dans une rixe au cloître de Saint-Benoît,
dates de réception de Francois de Montcorbier au baccalauréat, à la licence et à la maîtrise. C’est dans le fonds du collège de Navarre, au Carton M 180 des Archives nationales, que sont conservés l'enquête relative au vol commis en 1456 dans cet établissement et l’interrogatoire de Guy Tabarie, l’un des auteurs de ce larcin. Signalons enfin Le registre de la Faculté de Théologie, aujourd’hui ms. latin 5557 C de la Bibliothèque nationale, relatant les poursuites exercées en 1462 contre le poète (f° 79 ve).
5. On y trouve l'information contre les Coquillarts, association de malfaiteurs à laquelle étaient affiliés Regnier de Montigny et Colin de Cayeux. D nistenee de ce précieux document a été révélée dès 1842, en un opuscule in-8 de 10 pages, intitulé : Les compagnons de la Coquille, chronique dijonnaise du XV" siecle, par Joseph Garnier, archiviste de la ville de Dijon. Il a été, en dernier lieu, imprimé in-extenso dans L. Sainéan, Les sources de l'argot ancien, t. 1, p. 87ss.
2. Signalons tout particulièrement le fond de l’église cathédrale de Paris et celui de l’église collégiale.de Saint-Benoît-le-Bétourné. C’est du premier de ces fonds que proviennent les registres de l’officialité pour les années 1460 à 1463 (actuellement cotés Z! 1 et 2 aux Archives nationales).