VI INTRODUCTION
1401 (v.st.), laquelle prit fin le 17 avril 1462 (n. st.), qu ‘il faut placer la rédaction du Testament.
1462. — Rentré à Paris, Villon était au 3 novembre détenu au Châtelet sous l’inculpation de vol. I] allait cependant être élargi, lorsque la Faculté de théologie, intervenant à propos de l’affaire du collège de Navarre, lui fit signer une promesse de restitution de 120 écus d’or. Il sort ÉHiA de prison le 7 novembre.
1463. — Poursuivi judiciairement en raison d’une rixe qui avait eu lieu, un soir, en la rue de la Parcheminerie, devant l «escriptoire » de François Ferrebourg, Villon est condamné par sentence du Châtelet «a estre pendu et estranglé ». Il compose alors le Quatrain et la Ballade des pendus. Cependant il interjette appel de la sentence du Châtelet et un arrêt du Parlement, en date du 5 janvier 1463 (n. st.) annule le jugement; mais, « eu regard à la mauvaise vie dudit Villon », celui-ci est banni pour dix années de la ville, prévôté et vicomté de Paris. C'est à l’occasion de cette dernière sentence qu’il écrivit la Requête au Parlement pour demander un délai, et la Ballade de l'appel; la pièce intitulée Problème ou Ballade de la Fortune appartient sans doute au même temps.
On n'a point trouvé de mention authentique de Villon postérieure à janvier 1463 ; c’est probablement aux années d’exil qu’il conviendrait de rattacher les deux anecdotes incertaines dont Rabelais s’est fait l’écho, anecdotes dont l’une (IV, 67) est relative. au séjour du poëte en Angleterre sous le rêgne d'Édouard IV, l'autre (IV, 13) à sa retraite « sus ses vieux jours », à Saint-Maixent en Poitou.