CLXXIX, 1904 —.CLXXXVI
cLxxxli1 Mais, ou cas qu'ilz s’en excusassent,
En redoubtant les premiers frais, Ou totallement recusassent, Ceulx qui s’enssuivent cy après Institue, gens de bien tres :
Phelip Brunel, noble escuyer,
Et l’autre, son voisin d'emprès,
Si est maistre Jaques Raguier, L 2 Et l’autre, maistre Jaques james,
Trois hommes de bien et d’onneur, Desirans de sauver leurs ames
Et doubtans Dieu Nostre Seigneur.
Plus tost y mettroient du leur
Que ceste ordonnance ne baillent ; Point n’auront de contrerolleur, Mais a leur bon plaisir en taillent.
Des testamens qu'on dit le Maistre De mon fait n’aura quid ne quod ; Mais ce sera ung jeune prestre, Qui est nommé Thomas Tricot.
Voulentiers beusse a son escot,
Et qu’il me coutast ma cornete!
S'il sceust jouer a ung tripot,
Il eust de moy le Trou Perrete.
Quant au regart du luminaire, Guillaume du Ru j'y commetz.
Pour porter les coings du suaire,
Aux executeurs le remetz.
Trop plus mal me font qu'onques mais Barbe, cheveulx, penil, sourcis.
Mal me presse, temps desormais
Que crie a toutes gens mercis.
[B. de mercy.]
LE TESTAMENT
BALLADE
À Chartreux et a Celestins,
À Mendians et a Devotes,
À musars et claquepatins,
À servans et filles. mignotes
Portans surcotz et justes cotes, #À cuidereaux d'amours transsis Chaussans sans meshaing fauves botes, Je crie a toutes gens mercis.
À filletes monstrans tetins
Pour avoir plus largement d’ostes, À ribleurs, mouveurs de hutins, À batelèurs, traynans marmotes, À folz, folles, a sotz et sotes,
Qui s’en vont siflant six a six,
À marmosetz et mariotes,
Je crie a toutes gens mercis.
Sinon aux traistres chiens matins, Qui m'ont fait chier dures crostes Maschier mains soirs et mains matins, Qu'ores je ne crains pas trois crotes.
Je feisse pour eulx petz et rotes;
Je ne puis, car je suis assis.
Au fort, pour eviter riotes,
Je crie a toutes gens mercis.
Qu'on leur froisse les quinze costes De gros mailletz, fors et massis,
De plombees et telz.pelotes.
Je crie a toutes gens mercis.