‹ Œuvres, éditéesChapitre 59 sur 94 · II. — BALLADE · texte numérisé non relu

II. — BALLADE

Tant grate chievre que mal gist,

Tant va le pot a l’eaue qu'il brise, Tant chauffe on le fer qu’il rougist, Tant le maille on qu'il se debrise,

Tant vault l’homme comme on le prise, Tant s’eslongne il qu’il n’en souvient, Tant mauvais est qu’on le desprise, Tant crie l’on Noel qu’il vient.

Tant parle on qu'on se contredist,

Tant vault bon bruyt que grace acquise, Tant promet on qu’on s’en desdist, Tant prie on que chose est acquise, Tant plus est chiere et plus est quise, Tant la quiert on qu’on y parvient,

[B. des tenus propos.]

POÉSIES DIVERSES

Tant plus commune et moins requise, Tant crie l’on Noel qu'il vient.

Tant ayme on chien qu’on le nourrist, Tant court chanson qu’elle est apprise, Tant garde on fruit qu’il se pourrist, Tant bat on place qu’elle est prise, Tant tarde on que faut entreprise, Tant se haste on que mal advient, Tant embrasse on que chiet la prise, Tant crie l'on Noel qu’il vient.

Tant raille on que plus on n’en rit, Tant despent on qu’on n’a chemise, Tant est on franc que tout y frit,

Tant vault « tien » que chose promise, Tant ayme on Dieu qu’on suit l'Eglise, Tant donne on qu’emprunter convient, Tant tourne vent qu’il chiet en bise, Tant crie l’on Noel qu’il vient.

Prince, tant vit fol qu'il s’avise, Tant va il qu'après il revient,

Tant le mate on qu'il se ravise, Tant crie l’on Noel qu’il vient.

IT. — BALLADE

Je congnois bien mouches en let,

Je congnois a la robe l'homme,

Je congnois le beau temps du let,

Je congnois au pommier la pomme,

Je congnois l'arbre a veoir la gomme, Je congnois quant tout est de mesmes,

Je Je

Je Je Je Je

Je Je Je Je Je Je Je Je

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