‹ Œuvres, éditéesChapitre 65 sur 94 · VIII. — ÉPITRE A MARIE D'ORLÉANS · texte numérisé non relu

VIII. — ÉPITRE A MARIE D'ORLÉANS

[Dit de la naissance Jam nova progenies celo demittitur alto.

Marie d'O.]

O louee conception

Envoiee ça jus des cieulx,

Du noble lis digne syon,

Don de Jhesus tres precieulx, 4 Marie, nom tres gracieulx,

IT

POÉSIES DIVERSES

Fons de pitié, source de grace, La joye, confort de mes yeulx, Qui nostre paix bastist et brasse !

La paix, c’est assavoir, des riches, Des povres le substantement,

Le rebours des felons et chiches, Tres necessaire enfantement, Conceu, porté honnestement, Hors le pechié originel,

Que dire je puis sainctement Souvrain bien de Dieu eternel!

Nom recouvré, joye de peuple,

Confort des bons, de maulx retraicte ;

Du doulx seigneur premiere et seule Fille, de son cler sang extraicte,

Du dextre costé Clovis traicte ; Glorieuse ymage en tous fais,

Ou hault ciel creee et pourtraicte Pour esjouÿr et donner paix!

En l'amour et crainte de Dieu Es nobles flans Cesar conceue, Des petis et grans en tout lieu À tres grande joye receue,

De lamour Dieu traicte, tissue, Pour les discordez ralier

Et aux enclos donner yssue, Leurs lians et fers deslier.

Aucunes gens, qui bien peu sentent, Nourris en simplesse et confis, Contre le vouloir Dieu attentent, Par ignorance desconfis,

Desirans que feussiez ung fils;

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