LA BREBIS ET LE CHIEN
JjA brebis et le dbien , de tous les temps amis , Se racontoient un jour beur vie infortunée.
Ab I disoit la brebis , je pleure et je frémis Quand je songe aux malheurs de notre destinée. Toi, l'esdave de lliomme, adorant des ingrats,
Toujours soumis, tendre et fidèle,
Tu reçois, pour priii de ton Kèle,
Des coups et souvent le trépas.
Moi qui tous les ans les babille , Qui leur donne du lait et qui fume leurs cbampt^ Je vois chaque matin quelqu'un de ma fjsanille
Assassiné par ces méchants.
Leurs confirères les loups dévorent ce qiu reste.
Victimes de ces inhumains , Travailler pour eux seuls , et mourir par leurs maint >
VoilÀ notre destin funeste !
U est vrai , dit le chien : mais crois-tu plus heureux
Les auteurs de notre misère ?
Va, ma sœur, il vaut encor mieux
Soafinr le mal que de le faire.
"30 FABLBS.
FABLE IV