‹ Œuvres FablesChapitre 65 sur 131 · LIVRE III. ra · texte numérisé non relu

LIVRE III. ra

Bon homme an demeurant, et vieillard fort pieux ,

De l'entendre fut curieux.

Le renard fut charmé de £ure son entrée A la cour : il arrive , il prêche , et cette fois , Se surpassant lui-même , il tonne , il épouvante

Les féroces tyrans des bois , Peint Ja foible innooence à leur aspect tremblante, Implorant chaque jour la justice trop lente

IHi maître et du juge des rois.

Les courtisans , surpris de tant de hardiesse^

Se regardoient sans dire rien ;

Car le roi trouvoit cela bien.

La nouveauté parfois fait aimer la rudesse.

Au sortir du sermon , le monarque enchanté Fit venir le renard : Vous avec su me plaire. Lui dit-il ; vous m'avez montré la vérité :

Je vous dois un juste salaire ; Que me demandez-vous pour prix de vos leçons ? Le renard répondit : Sire , quelques dindons.

FABLE XVI

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