LIVRE III. laS
Ma foi, disoit le chati c'est aux Égyptiens Que je donne le prix : c'étoit un peaple sage , Un peuple ami des lois , instruit , discret , pieux ,
Rempli.de respect pour ses dieux; Cela seul h. mon grë lui donne l'avanta^.
J'aime mieux les Athéniens , Repondit le hibou : qae d'esprit ! que de grâce !
Et dans les combats quelle audace !
Que d'aimables héros parmi leurs citoyens l A-t-on jamais plus ùàt avec moins de moyens ?
Des nations c'est la première.
Parbleu , dit l'oison en colère .
Messieurs , je vous trouve plaisants :
Et les Romains , que vous en semble ?
Est-il on peuple qui rassemble Plus de grandeur , de gloire et de Êiits éclatants ?
Dans les arts, comme dans la guerre ,
Ils ont surpassé vos amis.
Pour moi , ce sont mes favoris :
Tout doit céder le pas aux vainqueurs de la teixe. Chacun des trois pédants s'obstine en son avis, Quand un rat, qui de loin entendoit la dispute. Rat savant, qui mangeoit des thèmes dans sa hntte, Leur cria : Je vois bien d'où viennent vos débats,
L'flgypte vénéroit les chats, Athènes les hibous, et Rome, au Gapitole, Aux dépens de l'État nourrissoit des oisons : Ainsi notre intérêt est toujours la boussole
Que suivent nos opimons.
r^e FABLES.
FABLE XVIII