‹ Œuvres historiques et littéraires de Léonard Baulacre (volume 2)Chapitre 27 sur 55 · III. loi de Bour · texte numérisé non relu

III. loi de Bour

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Il aurait été bien k souhaiter que M. de Fontenu eût vu les Eclaircissements insérés à ce sujet dans le Jour^ml Helvétique de juin 1740 : cette lecture lui aurait épargné bien des méprises. Je ne saurais rien faire de mieux que de renvoyer à cette dissertation.

Puisque Terreur de M. de Fontenu vient de ce qu'il a suivi Simeoni, qui, à défaut de connaissances géographiques suffisantes, croyait trouver le camp de Galba dans la Motte des Sarrasins en Bugey, cela m'a fait naître la pensée de m'informer de ce qui reste actuellement de cette ancienne fortification. J'ai écrit pour cela à Nantua , au Supérieur d'un Prieuré de Tordre de Cluny : c'est M. de Montillet de Pérès , gentilhomme des plus polis, et qui a des manières assorties à sa naissance. Il m'a répondu quMl n'a rien négligé pour me satisfaire , mais qu'il n'a jamais ouï parler dans le pays de ce prétendu camp de Galba, ni de rien qui en approche tant soit peu ; qu'il s'est informé, dans tous les environs, de ceux qui auraient pu lui donner quelques lumières là-^dessus ; qu'il s'est d'abord adressé au Grand-Prieur de Saint-Rambert, qui est encore plus à portée que lui du lieu où ce monument devrait éire, mais que quelques recherches que son ami ait faites , elles ont été inutiles. Il ajoute qu'il est allé enfin au supérieur d'Ambournai, abbaye des Bénédictins réformés de la congrégation de Saint-Maur, qui sont situés fort près du lieu en question. On sait que ces religieux ont du goût pour tout ce qui s'appelle antiquités; cependant aucun d'eux n'a eu la moindre connaissance de ce qu'on souhaitait de savoir. Le Supérieur, après ces informations prises dans le monastère même, a mandé un habile Commissaire, qui a fait la rénovation de leurs terriers, et qui a levé le plan d'une assez grande étendue de terre du voisinage. Tout ce qu'on a tiré de lui, c'est qu'il connaissait parfaitement les environs, qu'il n'y avait pas la moindre élévation de terre, la moindre bulte qui lui eût échappé, mais qu'il n'avait jamais rien remarqué qui eût tant soit peu Tair de fortifications anciennes ; que s'il y avait eu autrefois quel-

ques levées de terre, il } a bien longtemps qu'on les aurait mis au niveau du reste de la campagne , pour les mettre a profit et y semer du grain. — ^ En tin , on a aussi consulté Ik-dessus la mémoire des vieillards : les plus âgés ont déclaré qu'ils n'a* vaient jamais oui parler qu'il y ait eu autrefois rien de semblable dans le pays. La tradition est donc entièrement muette sur ce prétendu camp de Galba.

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