A M. LEBEL
Vos vers sont purs , le motif en est beau ; Vous sentez comme Horace , et pleurez conune Orphée Et votre plus brillant trophée ^
S'élèvera sur un tombeau.
Pour le jardin de M"^ d'Hqudetot^
xj coiffBiEN fàime mieux vos riants paysagest Que ces parcs de Plutus , dispendieux ouvrages y.
Où venaient à grand bruit se cacher autrefois 9
Et les ennuis dés grands^ et les chagrins des rois! Je trouve Finnocence et le bonheur champêtre , Dans ces lieux ^ qixe vos mains ont pris soin d'embellîiv L^oiseau y de vous charmer semble s*enorgueillir >
Les roses s'empressent d'y naître ,..
Et le chêne veut y vieillir.
J^aime de vos gazons les nappes verdoyantes^^, Yos élégants bosquets, vos bois majestueux»
Tout plait à mes regards : vos routes ondoyantes^ 117e me tourmentent point de replis tortueux , Et Ton peut y marcher , y rêver deux à deux. ^
A ces beaux lieux, que le bon goût décore 9 Plus d'iHi'doux monument vient ajouter encore
De tous ceux qui vous fure^At chers.
Dont vous aimkiez Téloquence ou les ver», Sous les abris sacrés de ces feuillages sombre On croit voir revenir et voltiger les ombres;
Votre art veut émouvoir » et non pas éblouir : Pour TOUS, aimer c'est vivre 9 et rêver c'est jouir;
La douleur rêveuse a son charme.
Dè,.p.-oo..xiveàoej.rdi.ch«™o,.
Le cœur est sûr d^un s&utimeoj:,
Et rœil se promet ime larme.
Tout ici se conforme k vos tendres douleurs ; Pour vous le noir cyprès rembrunit ses couleur^»
L*onde plaintive attriste spn murmure ^ .
Un jour mélancolique éclaire Tombre obscure ^ Et le saule incliné joint son deuil à vos pleyrs. Et qui peut près de vous demeurer impassible ? Quels barbares échos peuvent rester muets?
Les doux ressouvenirs habitent vos bpsquets^ La tristesse chérit leur silence paisible;^
Et pour exprimer vos regrets^^ La pierre mémeiEipprend à devenir sens^>le.
A M-. LEBRFN.
I'loNNE0a à vos brillants pinceava !
Charmante rivale d*Apelles 9 Tous vos portraits sont des tableaux »
Et tous vos tableaux des modèles.
FU<>ITIVES. J39
Sur le portrait de M"*. La Foliote.
xjk douce rêverie et la v^yacUé »
La gaité jointe à la déceneef.
La finesse Avec Tinnocence^ : -
Et la pudeur avejO Ifi yolupté^
y o3à jjuel heureux assemblage
A du composer votre image.
D^où vient qu'avec plaisir l'oeil saisit chaque trait
De cette peinture fidèle?
Ce^t qu'on trouve dans le portrait
Ce qu'on chérit dans le modèle.
Que dis-je! le pinceau ne parle ici qu'aux yeux;
Ou sont ces chants délicieux ,
Ces harmonieuses merveiUes Qui ravissent le cœur et flattent les oreilles ? J'écoute, et n'entends point ces accents enchanteurs De cette voix si légère et si tendrç.
Aeureu^ement pour la paix de nos cœurs
L'a^Cjt 4e Xenxis ne peut les rendre.
Son image sur nous auroit trop de pouvoir ,
Si le pinceau joignait le bonheur de l*eiitendlr«
Au plaisir si dl)ux\ïe la voir^ Et si )e pénétrais dans cette âme si pure Que dans un cotps charmant enferma Ta natures, Que de sentiments délicats \ Je voudrois bren'les peindre } mais» hélas!
La vertueuse Annette, à sa gloire s^opposfe *^
D'un vain venom évitant les éclat»; La modeste pudeur qui dans son coeur repose i^
Toile à nos yetrx ses innocents appas ; C'est le calice de la rose Pont le parfUth s'é^hale et n,e se montre pas^
A UNE lEUNE PERSONNE
Çiù avait qy4l4 h matin à Pégase , et qui dansiUt
le soir à un bal ctfimi*
Po u a rindigent quand vous allez en quête».. ^ Vous obtenez pour lui d'abondantes faveurs ;; Quand vous dansez dans une aimable fête»
Sans les. c^uéter » vous g»gne« tous les cbeirTS»
FUGITIVES. ^oi
A M. Charles dé LACRCTEIXIE.
Au tour facile , à la phrase nombreas^ ^
De rHarmoaieux Cîcéron , Vous unissez la touché vigoureuse ' ' ' ' DérhistorîendeNëroiir ^ ^ " '• ^
Tout seconde Vos voeux; la Discorde èlle-mêhie. Qui des serments du Styx tressant son diadème^ Excitait aux ôombats les péupléfe' et les rois , Vous rend hohi^gé eh rentrant d^uis PàbJme »
. Et de ses di^sonnantes voix
Forme pour vous un concert titianime ;
Vos inexorables pinceaux , Mieux que là hache et que lés échafauds »
Par un supplice légitihië i Même après leur trépas imhissént nos bourreattx» J*âime à voir Tafifrèux Robespierre , Dont le nom seul effraie erico* la terre, Sur les degrés sanglants de éon trône abattu» De son' code assassin devenir là victime r ' ' Et je pensé voir la vertu Ecriv ant IVistoire du crime^