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A LA BIENFAISANCE

(Ces Strophes doivent être placées ap7è3^ la dixièine« )

(Page i46t, vers i8k)

\ DUS dont rinsolente richesse j.

Humiliant les malheureux , Offense > en Taidaut , leur détresse,^ Sachez Fart d'être généreux :

L'homme s'élève quand il donne ; L'orgueU ménagé lui pardonne Des avantages qu'il n'a pas ; Mais souvent de la bienfaisance Méconnaissant la jouissance »

Les bienfaiteurs sont des ingrats^

Par une morgue extravagante , Aux bienfaits n'ôtons point leur prix j De la bienfaisance arrogante Les dons blessent les coeurs flétris :

par les eaux du torrent sauvage , ' Qui porte en courant le ravage.

Jje sillon n*est point fécondé:

Et par la pluie inqpétiieuse »

De la semence infructueuse Le germe périt , inondé.

Mais lorsque la douce rosée Abreuve et les fruits et les fleurs » La campagne fertilisée Reprend la vie et les coideurs :

Ainsi^ dans Tàme libre et fière»

Jamais de la grandeur altière Les bienfaits n*ont fructifié :

L^orgueil révolté les repousse; Mais que la bienfaisance est douce Quand elle vient de Tamitié!

Oui 9 toujours de la bienfaisance Le prix dépend du bienfaiteur»

Et la juste reconnaissance f Avant les dons juge le cœur.

Tout est sacré dans la misère ; Souvent son offrande légère , Des plus doux nœuds nous enchaîna :

L*orgueil lui-même lui pardonne»

Et la valeur de ce quVn donne Se mesure sur ce qu'on a.

J^admire cet arbre robuste ,

Fertile en fruits délicieux ;

Mais tout à coup d'un maigre arbuste

L'indigence attire mes yeux ;

En Tain, à travers son feuillage »

Une baie inculte et sauvage

IH'ofSre qu'une aride moisson ;

J'aime sa grâce pastorale ,

Et sa pauvreté libérale.

Et rbumble tribut d'un buisson.

Hélas! la superbe opulence Est économe de bienfaits ; Et sans peine la bienfaisance Compte les beureux qu'elle a faits* J'ai vu le temps où ma fortune »

Bravant la misère importune , Fouvoit soulager le malbeur ; Elle a fui ; mais mon sort funeste Trouve , dans le peu qui me reste 9 De quoi soulager la douleur.

)5o POÉSIES,

Pour ajouter à txpiTRC sur les Yses dx sociiiia

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N*appreiment point un mariage s, Que leurs poétiques cerveaux »

D*un insipide verbiage Affligeant les époux nouveaux »

Ne répandent dans le ménage Moins de roses que de pavots y Four une blonde , une brunette,^ Ont en pocbe leur chansonnette ; '^^n , qui; méritant le nom, etc^

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