ACTE I, SCÈNE II. aoi
ReUronft-nous , sortons ; et, sans nous découvrir, Allons loin de ses yeux l'oublier , ou mourir. Hé quoi ! souffrir toujours un tourment qu'elle ignore ! Toujours verser des pleurs qu'il faut que je dévore I Quoi ! même en la perdant redouter son courroux ! Belle reine , et pourquoi vous offenseries-vous ? VienS'je vous demander que vous quitttes l'empire ? Que vous m'aimies ? Hélas ! je ne viens que vous dir^ Qu'après m'étre long-tems flatté que mon rival Trouverait a ses vœux quelque obstacle fatal, Aujourd'hui qu'il peut tout, que votre bymen s'atftnce. Exemple infortuné d'une longue constance, Après cinq ans d'amour et d'espoir superflus, Je pars , fidèle encor quand je n'espère plus. An lieu de s'offenser, elle pourra me plaindre. Quoi qu'il en soit,parlons; c'est asses nous contraindre. Et que peut craindre , hélas ! un amant san%espoir Qui peut bien se résoudre a ne la jamais voir ?