À R SAGE
Quoi ! ce discours pourrait-il vous trouhler }
▲ ifTiOCHUS. • Ainsi donc sans témoins je ne lui puis parler ?
▲ RSA CE.
Tous la verres , seigneur : Bérénice est instruite Que vous voules ici la voir seule et sans suite. La reine d'un regard a daigné m'avertir Qu'k votre empressement elle allait consentir ; Et sans-doute elle attend le moment favorable Pour disparaître aux yeux d'une cour qui l'accable.
▲ NTIOCHUS.
n suffit. Cependant n'as~tu rien négligé Des ordres impoi-tans dont je t'avais chargé ?
ÀRSAGE.
Seigneur, vous connaissez ma prompte obéissance. Des vaisseaux dans Ostie armés en diligence ,
^ ACTE I, SCENE III. tu
Prêts k quitter le port de momiens en momens, Pï 'attendent pour partir que vos comniandemens. Mais qui reuvoyes-Tous dans votre Comagène ?
▲ NTIOCHUS.
Arsace , U faut partir quand j'aurai tu la reine.
▲ RSACE.
Qui doit partir ?
▲ irTIOGHU&.
Moi.
▲ KSACE.
Vous?
▲ NTIOCHUS.
En sortant du palais , Je sors de Rome , Arsace , et j'en sors pour jamais.
▲ RSACE.
Je suis surpris sans-doute , et c'est avec justice. Quoi \ depuis si long-tems la reine Bérénice Vous arrache , seigneur , du sein de vos états ; Depuis trois ans dans Rome elle arrête vos pas : Et lorsque cette reine , assurant sa conquête, Vous attend pour témoin de cette illustre fête, Quand l'amoureux Titus, devenant son époux ^ Lui prépare on éclat qui rejaiUit sur vous....
▲ NTIOCHUS.
Arsace , laisse-la jouir de sa fortune ,
£t quitte un entretien dont le cours m'importune.
ao4 BÉRÉNICE.
▲ RSA CE.
Je TOUS entendi , seigneui* , ces mêmes dignités Ont rendu Bérénice ingrate a vos bontés ; L'inimitié succède a l'amitié trahie.
▲ NTIOGHUS.
Non , Arsace , jamais je ne l'ai moins haïe.
▲ RSA CE.
Quoi donc ! de sa grandeur déjà trop prérenv. Le nouvel empereur tous a«t-il méconnu ?
Quelque pressentiment de son indifférence Vous fait-il loin de Rome éviter sa présence ?
▲ utiochus.
Titus n'a point pour moi paru se démentir :
J'aurais tort de me plaindre.