‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 145 sur 169 · ACTE III, SCENE III. aAi · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE III. aAi

ANTIOCHUS

Mille antres mieux que moi pourront vons en instruire.

BÉRÉNICE

Quoi, seigneur !....

AVTIOGHUS.

Suspendez votre ressentiment.

D'autres , loin de se taire en ce même moment , Triompheraient peut-être, et, pleins de confiance. Céderaient avec joie a votre impatience :

Mais moi, toujours tremblant, moi, vous le savez bien, A cpii votre repos est plus cher que le mien , Pour ne le point troubler j'aime mieux vous déplaire, Et crains votre douleur plus que votre colère. Avant la fin du jour vous me justifierez.

Adieu, madame.

BÉRÉNICE

Oh ciel ! quel discours ! Demeures.

Pnnce , c'est trop cacher mon trouble a votre vue. Vons voyez devant vous une reine éperdue.

Qui, la mort dans le sein , vous demande deux mots : Vous craignez , dites-vous , de troubler mon repos ; Et vos refus cruels , loin d'épargner ma peine , Excitent ma douleur , ma colère , ma haîue.

Seigneur, si mon repos vous est si précieux , Si moi-même jamais je fus chère a vos yeux , Éclaircissez le trouble où vous voyez mon âme. a. SI

ji4». BERENICE.

Que vous a dit Titus ?

A«2rTIOGHUS.

Au nom des dieux, madame...

BÉRé ir IGE.

Quoi ! Tons craignes si peu de me désobéir ?

ANTIOCHUS. Je n'ai (^*ï vous parler pour me faire haïr.

BÉRÉiriCE.

Je veux que vous parlies.

▲ ITTIOCHUS.

Dieux ! queUe violence !

Madame , encore un coup , vous louerez mon silence.

BÉRÉniCE.

Prince, dès ce moment contentes mes souhaits^ Ou soyes de ma haine assuré pour jamais.

ANTtOGHUS.

Madame , après cela je ne puis plus me taire. Hé bien, vous le vonles , il faut vous satisfaire. Mais ne vous flattes point : je vais vous annoncer. Peut-être des malheurs où vous n'oses penser. Je connais votre cœur : vous deves vous attendre Que je le vais frapper par l'endroit le plus tendre. Titus m'a coibmandé...

BÉRÉirlCE.

Quoi»

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