‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 148 sur 169 · ACTE III, SCENE IV. a4s · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IV. a4s

Ttt me Toyais tantôt inquiet, égaré ;

Je partais amoureux , [aloux , désespère ;

Et maintenait , Arsace , après cette défense y '

Je partirai peut-être avec indifférence.

▲ RSA CE.

Moins qne jamais^ seigneur, il faut vous éloigner»

ANTIOCHU5.

Moi , je demeurerai pour me voir dédaigner ?

Des froideurs de Titus je serai responsable l Je me verrai puni parcequ'il est coupable ?

Avec quelle injustice et quelle indignité Elle doute , a mes yeux, de ma sincérité !

Titus Taime , dit-elle, et moi je l'ai traKie. L'ingrate ! m'accuser de cette perfidie î Et dans quel tems encor ? dans le moment fatal Que j'étale a ses yeux les pleurs de mon rival ; Que pour la consoler je le faisais paraître Amoureux et consUmt, plus qu'il ne l'est peut-être.

▲ RSACC.

Et de quel soin , seigneur , vous ailes vous troubler ? Laissez a ce torrent le tems de s'écouler :

Dans huit jours, dans un mois, n'importe, il faut qu'il passe. Demeurez seulement.

▲ NTIOCHUS.

Non ; je la quitte, Arsace.

Je sens qu'a sa douleur je pourrais compatir : Ma gloire , mon repos ^ tout m'excite à partir.

ai.

t46 BÉRÉNICE.

Allons ; et de si loin évitons la cruelle ,

Que de long-tems , Arsace , on ne nons parle d'dle.

Toutefois il nous reste encore asses de Jour r

Je vais dans mon palais attendre ton retour;

Ta voir si la douleur ne Ta point trop saisie.

Cours ; et partons du moins assurés de sa vie.

Flir DV TKOlSltME AGTS.

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