‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 25 sur 169 · ACTE II, SCENE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE VI

LÉANDRE

Yous riez ? Écrives qu'elle a ri. ^

CHICANEAU

Monùeor , ne parlons point de maris a des fille*» ; Voyes-Tons, ce sont là des secrets de familles.

LÉANDRE

Mettes qu'il interrompt.

CHICANEATT.

Hë ! je n'y pensais pas.

Prends Bien garde , ma fille , à ce que tu diras.

LÉAlfDRE. \

La , De vous troubles pas. Répondes a votre aise. On ne veut pas rien faire ici qui vous déplaise. N'aves-vous pas reçu de l'huissier que voil^ Certain papier tantôt ?

ISABELKE.

Oui j monsieur.

CHICANE AU

Bon cela.

LÉANDRE

Avet-tong déchiré ce papier sans le lire ?

ISABELLE

Moiiiietir,)erailu.

CHICANEAU

Bon.

LÉAirDRE, à Vlntané,

Continuez d'écrire.

( a LabelU, ) Et pourquoi l'aires^ons déchiré \

V ISABELLE

J'avais peur Que mon père ne prit l'affaire trop à cœur , Et <{u'il ne s'échauffât le saog asa lecture.

CHICANEAU

Et tu fuis les procès ? C'est méchanceté pure.

L SANDRE.

Vous ne l'aveE donc pas déchiré par dépit, Ou par mépris de ceux qui vous Taraient écrit ? IS ABE LLE.

Monsieur , je n'ai pour eux ni mépris ni colère.

LÉAirDRE,<i l'Intimé, Écrives.

CHICAlfEAU.

Je vous dis qu'elle tient de son père ; Elle répond fort bien.

LÉ ANDRE

, Tous montres cependant Pour tous les gens de robe un mépris évident.

Une robe toujours' m'avait choqué la vue ; Mais cette aversion a-présent diminue..

Page 1