ACTE ri, SCENE IX. 5i
l'iittimé.
Madame , il y donne audience.
Le champ vous est ouvert.
GHlCAlf E AU.
On me fait violence, Monsieur , on m'injurie , et je venais ici Bla plaindre à vous.
L^ COMTESSe.
Monsieur, je viens me plaindre aussi.
CRICAITEAU et lA COMTIÇSSE.
Vous voye« devant vous mon adverse partie.
ParMen ! je me veux mettre aussi de la pavlie.
CHICAITEAU, LA COMTESSE, l'iwtimÉ.
Monsieur, je viens ici pour un petit exploit.
CHIC A WE AU
Hé ! messieurs, tpur-à-tour exposons notie droit.
LA COM TESSE.'
Son droit ? Tout ce qu'U dit sont autant d'impostures.
OAlfDIir.
Qu'est-ce qu'on vous a fait ?
CHICAirEAU,t A COMTESSE, l'intimé.
On m'a dit des injures.
L* I W T I M É , continuant. Outre un soufflet, monsieur, que j'ai reçu plus qu'eux.
6a LES PLAIDEURS.
CHlCArWEAU.
Monsietir^ je suis cousin de Tun de vos ncveujt.
LA COMTESSE
Monsieur , .père Cordon vous dira mon affaire.
Monsieur ; je suis bâtard de voire apothicaire.
DAICDIN.
Vos qualités ?
LA COMTESSE
Je svâi comtesse.
l'intimé.
Huissier.
CHIGAITEAIT.
Bourgeois.
Mesûenrs....
DkVUlV^se retirant de la lucarne.
Parles toujours , je vous entends tous trois. GHIGANEAU.
Monsieur....
t'iITTIMÉ.
Bon ! le voila qui fausse compagnie.
LA COMTESSE
Hélas! .
CHICAIVEAU.
Hé quoi \ déjà l'audience est finie?
Je n'ai pas eu le tcms de lui dire dèxx mots.