‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 61 sur 169 · ACTE r, SCÉNK TY*. toi · texte numérisé non relu

ACTE r, SCÉNK TY*. toi

Fnisseï vos cliagnns ; liei vos intérêts..

Ce palais retentit en-vain de vos regrets r

Tandis qu'on vona verra d'une voix suppliante-

Semer ici la pHûntfe et non pas l'épouvante,

Qoe vos ressentimens se perdront en discours,

U n'en faurpoiht douter, vous vous plaindres toujours..

Ail Narcisse l tu sais si de h servitude

Je prétends faire encore tue-Ibngue habiftide ;

Tji sais si ponr jamais de ma c&ûte étonné y

Je renonce à l'èmpu-e où j'étais destiné..

Mais je suis seufencor : les amis de mon père

Sont autant d'inconnus que glace ma misère ;

Et ma jeunesse même écarte loin de moi '

Tous ceux qui dans le cœur me réservent leur foi.

Pour moi, depuis un an qu'un peu d'expérience

X'a donné de mon sort la triste connaiisance ,.

Que vois-je autour de moi, que des amis vendus

Qui sont de tous mes pas lès témoins assidus ,

Qui, choisis par Néron pour ce commerce infâme ,..

Trafiquent avec lui des secrets d'e mon ^me ?

Quoi qu'il en soit, Narcisse, on me vendions les jours :

Il prévoit mes desseins, ih entend mes discours*;

Comme toi, dans mon cœur il sait ce qui se passe.

Que t'en semUe, Narcisse^-

NARCISSE

Ah ! quelle skne assez basse...

«o« BRITANJVICUS.

C'est k Tons cle choisir des confidens discrets ^ Seigneîir , et de ne pas prodiguer vos secrets.

Narcisse , tu dis vrai ; mais cette défiance Est toujours d'un grand cœur la dernière science^ On le trompe long-tems. Mais enfin je te croi ^ Ou plutôt je fais vœu de ne croire que toi.

Mon père, il m'en souvient, m assura de ton xèle : Seul de ses afiranchis tu m'es toujours fidèle ; Tes yeux , sur ma conduite incessamment ouverts y M'ont sauvé jusqu'ici de mille écueils couverts. Va donc voir si le bruit de ce nouvel orage Aura de nos amis excité le courage.

Examine leurs yeux, observe leurs discours ; Vois si j'en puis attendre un fidèle secours. Sur-tout dans ce palais remarque avec adresse Avec quel soin Néron fait garder la princesse : Sache si du péril ses beaux yeux sont reînis , Et si son entretien m'est encore permis.

Cependant de Néron je Vais trouver la mère Chee PaUas, comme loi l'afFranchi de mon père : Je vais la voir, l'aigrir, la suivre , et , s'il se peut , M'engager sous son nom plus loin qu'elle ne veut.

riV DU PREMIER ACTE.

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