ACTE UI, SCENE IV. i
AGRIPPINE
Ah ! lui-même à mes yeux puisse-t-il se montrer î'
ÀLBI ir E.
Madame, au oom des dieux, caches votre colère. Quoi ! pour les intérêts de la sœur ou du frère , Faut-il sacrifier le repos de tos jours ?
Contraindres-voufi César jusques dans ses amours ?
AGRIPPIlfE.
Quoi ! tu ne vois donc pas jusqu'où Ton me ravale , Alhine ? C'est a moi qu'on dunne une rivale.
Bientôt, si je ne romps ce funeste lien, Ma place est occupée , et je ne suis plus rien. Jusqu'ici d'un vain titre Octavie honorée , Inutile a la cour , en était ignorée :
Les gcaces , les honneurs par moi seule versés, M'attiraient des mortels les vœux intéressés. Une autre de César a surpris la tendresse :
Elle ai*a le pouvoir d'épouse et de maîtresse ; Le fruit de tant de soins , la pompe des Césars, Tout deviendra le prix d'un seul de ses regards. Que dis-je ? l'on m'évite , et déjà délaissée.... Ah ! je ne puis, Albine, en souffrir la pensée. Quand je devrais du ciel hâter l'arrêt fatal, Néron, l'ingrat Néron Mais voici son rival.
i^S BRITANNICUS.