ACTE II, SCENE T. «if
PHfBWIZ.
Qaoi 1 toujotnwAxidroauiqae occupe voire esprit l Que TOUS importe, oK cUeux ! sa joie on son dépit } Quel charme , malgré vous , vers elle vous attire ?
PTERHUS.
Non , je n'ai pas Bien dit tout ce qu'il lui faut dire ; Ma colère a ses yeux n'a paru qu'k-demi ; Elle ignore a quel point je suis son ennemi.
B.etoumons-y : je veux la braver k sa vue , Et donnera ma haîne une libre étendue.
Tiens voir touâ ses attndts , Phœnix , humiliés.
ÂUet j seigneur, vous jeter k ses pieds :
Ailes , en lui jurant que votre âme l'adore , A de nouveaux mépris l'encourager encore.
PTRRHUS*
Je le vois bien , tu crois que prêt k l'excuser
Mon coeur court aj^rès eQe , et cherche k s'appaiser.
p H <E H I X. Tous aimes : c'est asses.
PTRRHtrS.
Moi , l'aimer ? ane îngratv Qui me hait d'autant plus que mon amour b flatte ? Sans^arens , sans amis , sans espoir que snr moi ? Je puis perdre son fils , peut-être je le doi ; 1. 19
sii ÂNDÏIOMAQUE.
Etrao^e.... que dis-je ? esclave daiis rÈpire, Je lui donne «on Hls, mon âme, lÉion empire : Et je ne puis gagner dans son perfide cceur D'autre rang q[u« celui de son piersécuteur ? Non , non , je l'ai juré y ma vengeance^st certaine ; U faot bien une fois justifier sa faaîne :
J'abandonne son fils.... Que de pleurs vont couler 1 De quel nom sa douleur me va-t-elle appeler ! Quel spectacle pour elle aujourd'hui se dispose ! Elle eu mourra , Phœniz ; et j'en serai la cayse : C'est lui mettre moi-méme un poignard dans le sein.
PHflEN IX.
Et pourquoi donc en faire éclater le dessein } Que ne consnlties-vous tantôt -votre faiblesse ?
PT RRHUS.
Je t'entends. Mais excuSe un reste de tendresse. Crains-tu pùwc ma colère un si faible combat ? D'un amour qui s'ëteint c'est le dernier éclat. Allons. A tes conseils, Phœnix , je m'abandonne. Faut-il livrer son fils ? faut-il voir Hermione ?
^HOENIX.
Oui , voyex-Ia , seigneur ; et par des vœux soumis Protestei-ki....
PYRRHUS
FaisoDstont ce que ^'air promis.
Fllf TtV SECOND ACTE.