‹ ŒuvresChapitre 13 sur 160 · ACTE II, SCENE K · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE K

Mais ne tous plaignes pas : mon ccenr chargé d'enuai Ne Toaft sonbaitait rien qu'il n'épronvàt en lui , Sar-toot depai» le tems qne dure cette guerre , Et que de gens armés vons couTres cette terre. Ob dieux î à qnds tourmens mon cœur s'est tu soumis , Voyant des detn cotés ses plus tendres amis î lIXe objets de douleur décbiraient mes entrailles ; J'en Tojais et dehors et dedans nos mprailles : Cbsqne assant k mon cceur lirrait mille combats ; Et mille fois le jour \e souffrais le trépas»

HÉMO v>

Mm enfin qn'ai'je fait y en ce malheur extrême , Qne ne m'a it ordonné ma (nincesse elle-n^ine ? J'ai suivi Polynice ; et vous Taves voulu :

Tous me l'aTex prescrit par un ordre absolu.

Je hû Tooai dès^ors une amitié smcère ; Je quittai mon pays , j'abandonnai mon p^ :

Sar moi , par ce départ , j'attirai son courrons ; Et, ponr tout dire enfin , je m'éloignai de vous.

ANTICOHE.

Je m'en sonrîens , Héraon , et je vous fais justice ;

C'est moi que vous servies en servant Polynice :

D m'était cher alors comme il est aujourd'hui ;

Et je prenais ponr moi ce qu'on faisait ponr lui.

Nous nous aimions tous deux des la plus tendre enfance,

Et i'avMi^snr son cceur une entière puissance ;.

4o LES FRERES ENNEMIS.

Je trouvais a lui plaire une extrême douceur , Et les chagrins du frère étaient ceux de la scnir. Ah ! si j'avais encore sur lui le même empire , 11 aimerait la paix , pour qui mon cœur soupire ? Notre commun malheur en serait adouci :

Je le verrais , Hémon ', vous me verries aussi !

HÉlKTlf.

De cette affreuse guerre il abhorre Timage , Je l'ai vu soupirer de douleur et de rage , Lorsque pour remonter au trône paternel , On le força de prendre un chemin si cruel.

Espérons que le ciel , touché de nos misères , Achèvera bientôt de réunir les frères , Puisse-t-il rétablir l'amitié dans leur coeur , Et conserver l'amour dans celui de la sœur !

AiTTIGOlfE.

Hélas ! ne doutes point que ce dernier ouvrage

Ne lui soit plus aisé que de calmer leur rage :

Je les connais tous deux , et je répondrais bien

Que leur cœur , cher Hémon , est plus dur que le mien.

Mais les dieux quelquefois font de plus grands miradea

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