‹ ŒuvresChapitre 131 sur 160 · PT LADE · texte numérisé non relu

PT LADE

Voilà donc le succès qu'aura votre ambassade ! Oreste ravisseur l

ORESTE

Et cpi'importe , Pylade ?

Quand nos états vengés jouiront de mes soins y r L'ingrate de mes pleurs jouira-t-ette moins ? Et que me sei'vira que la Grëce m'adnnre , Tandis que je serai la fable de TÉpire ?

Que veux-tu? Mais, s'il faut ne te rien déguiser , Mon innocence enfin commence a me peser.

Je ne sais de tout tems queUe injuste puissance Laisse le crime en paix et poursuit l'innocence. De quelque part sur moi que je tourne les yeux , Je ne vois que malheurs qui condamnent les dieux. Méritons leur courroux , justifions leur baine ^ Et que le fruit du crime en précède la peine. Mais toi , par quelle erreur veux -ta toujours sur to» Détourner un courroux qui ne cherche -que moi ^ Asses et trop long-tems mon amitié t'accable : Evite un malheureux, abandonne tm coupable.

Cher Pjlade , crois -moi , ta pitié te séduit : Laisse-mol des périls dont j'attends tout le fruit.. Porte aux Grecs cet enfant que Pjniiua m'abandoanf . Va- t'en.

PTLADE.

Allons , seigneur , enlevons Hermîone y

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