‹ ŒuvresChapitre 58 sur 160 · ACTE l, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE l, SCENE I

Et peut-être il me croit plus digne de ses soins.

CLéoFiLE.

Dites ) sans Taccuser de cherclier an esclave , Que de ses ennemis il vous croît le pins brave ; Et qu'en vons arrachanties armes de la main , ■ II se promet du reste un triomphe certain.

Son cKoix a votre nom n'imprime point de taches ; Son amitié n'est point le partage des Udtes : Quoiqu'il brûle de voir tout l'univers soumis , On ne voit point d'esclave an rang de ses amis. Ah ! si son amitié peut soufUcr votre gloire , Que ne m'épargnies'^ous une tache si noire } Vous connaisses les soins qu'il me rend tous les jours , Il ne tenait qu'a vous d'en arrêter le cours. Vous me voyez ici maltresse de son fime , Cent messages secrets m'assurent de sa flamme : Pour venir jusqu'à moi , ses soupirs embrases Se font jour au travers de deux camps opposés. Au lien de le haïr , au Ueu de m'y cohtraindre , De mon trop de rigueur je vous ai vu vous plaindre ^ Vous ra'aves engagée a souffrir son amour, Et peut-être , mon frère , a l'aimer a mon tour.

TAXI LE

Voas pouvez , sans rougir du pouvoir de vos charmes , Forcer ce grand guerrier a vous rendre les armes ; Et , sans que votre coeur doive s'en alarmer , ia€ vainqueur de l'Ëuphrata a pu vous désai*mer :

«oS ALEX A W DUE.

Mais r^tat aujcnird'bm rârfra ma destinée;

J« tiens avec mon sort sa (ortane enchaînée ;

E^ cpoîqae vos conseils tfidient cle me fléchir ,

Je dois demeurer lihre a&i de TaffraDchir.

Je sais Tinqaiétn^ où ce dessein yoi» livre ;

Mais comme vous, ma sœur, } ai nssn amour a suivre.

Les beaul yënx d^ Axiane , ennemis de la paix ,

Contre votr» Alexandre arment tous leurs attraits :

ilttnc devons les coeurs, elle met tout en armes

Pour cette liberté que détruisent ses charmes ;

Elle rougit des fers qu'on apporte en ces lieux.

Et u^y saurait souffrir de tyrans que ses yeux.

n iaut servir , ma s«eur , son illustre colère ;

Ufautallec^..

Hé hien ! perdei-TOUB pour lui plaire ^ D« ces tyraM si chers suives l'arrêt fatal , Servex-les : on plutôt serves votre rival ; De Tos propres lauriers souffres qn'qn lecom-onàe ; Combattes pour Ponis, Axiane l'ordonne ; Et, par de beaux exploits appuyant sa rigueur. Assures à Porus , l'empire de son coeur.

TAXILE

, Ah masonn:! croyes-vons que Poms...

CLEO F ILE.

Mais votts-méoie , Doutes-vous en effet qu' Axiane ne l'aime i

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