‹ ŒuvresChapitre 65 sur 160 · ACTE I, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE III

le Tons TCUT dans Taxile offrir un défenseur

Qui combatte Alexandre en dépit de sa sœur.

Que n'aves'TOus pour moi cette ardeur empressée !

Mais «i'nn soin si commun votre âme est peu blessée ;

Pomru que ce grtad ccmr périsse noblement ,

Ce qui suivra sa mort le touche faiblement.

Vous me voulez livrer , sans secom-s , sans asyle ,

Au courroux d'Alexandre , k l'amour de Taxile

Qui , me traitant bientôt en superbe vainqueur ,

Pour prix de votive mort demandera mon corar.

Hé bien ! seigneur , ailes , contentes votre envie ;

Combattes ; oubliez le soin de votre vie ;

Oubliez que le ciel , favorable à vos voeux ,

Vous préparait peut-être un sort assez Heureux.

Peutr-étre qu'à son tour Axiane charmée

AUaît... Mais non, seigneur, courez vers votre armée;

Un si long entretien vous serait ennuyeux ,

£t c'est vous retenir trop long-tems en ces lieux.

Ah madame ! arrêtez , et connaissez ma flamme ; Ordonnez de mes jours , disposez de mon âme : La gloire y peut beaucoup , je ne m'en cache pas ; Biais que n'y peuvent point tant de divins appas ! Je oc TOUS dirai point que pour vaincre Alexandre Vos soldats et les miens aHaient tout entreprendre ; Que c'était pour Porus im bonheur sans égal De triompher tout seul aux yeux de son rival :

ifio ALEXANDRE.

Je ne vous dis plus rien. Parles en souveraine ; Mon coeur met à vos pieds et sa gloire et sa haine.

AXIANE

Ne craignes rien ; ce coeur qui veut bien m'obétr N'est pas entre des mains qui le puissent trahir : Non , je ne prétends pas , jalouse de sa gloire ^ Arrêter un héros qui court à la victoire.

Contre un fier ennemi précipites vos pas ; Mais de vos alliés ne vous sépares pas :

Ménages-les , seigneur , et , d'une âme tranquille , Laisses agir mes soins sur l'esprit de Taxile ; Montres en sa faveur des sentimens plus doux : Je le vais engager a combattre pour vous.

PORVS.

Hé bien , madame , aQex , j'y consens avec joie : Voyons Éphestion , puisqu'il faut qu'on le voie. Mais , sans perdre l'espoir de le suivre de près ^ J'attends Éphestion , et le combat après.

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