SCENE L
AXIANE, CLÉOFILF.
▲ XIAITE.
\Jvoi ! madame , en ces ficux on me tient enfermue ! Je ne puis an combat voir marclxer mon arrace !' Et, commençant par moi sa noire trahison ^ Taxile de son camp me fait une prison !
C'est donc Ta cette ardeur qu'il me faisait paraître f Cet humble adorateur se déofare mon maître !
Et déjà son amour, lassé de ipa rigueur , Captive ma personne au défaut de mon cœur f
CLÉOFtLE.
Expliques mieux les souis et les justes alarmes
D'un roi qui pour vainqueur ne connaît que vos charmes;
Et regardez , madame , avec (Jus de bonté
L'ardeur qui l'intéresse a votre sâreté.
Tandis qu'autour de nous deux puissantes armées ,
D'une égale chaleur au combat animées,
De leur Itireur par-tout font voler les éclats ,
De quel antre côté conduiriez-vous vos pas?
Où ponmes-vom aiDenrs éviter la tempête ?
Un plein calme en ces lieux assure votre télé. Tout est tranquille....
▲ x I ANE.
Et c'est cette ^nqnillité .
Dont je ne puis soufirir l'indigne sâreté.
Quoi ! lorsque mes sujets , mourant dans une plaine , Sur les pas de Porus combattent pour leur reine ; Qu'an prix de tout leur sang ils signalent leur foi ; Que le cri des mourans vient presque jusqu'à moi ; On me parle de paix ! et le camp de Taxile Garde dans ce désordre une assiette tranquille ! On flatte ma douleur d'un calme injurieux f Sur des objets de joie on arrête mes yeux !
CLÉOFILE.
Madame , voulez-vous que l'amour de mon frère Abandonne aux périb une tête si cbère ?
Il sait trop les hasards....