‹ ŒuvresChapitre 85 sur 160 · ACTE m, SCENE Vf · texte numérisé non relu

ACTE m, SCENE Vf

Oo attend peu d'amour d'un héros tel que vooc : La gk>tre fit toujours vos transports les plus doux ; ' El peo^^tre , aa moment que ce grand cceur soupire y la gloire de me vaincre tUt tout ce qu'il désire*

ALEXANDRE

Que vou» connaisses mal les violens désirs D'un amour qui vers vous porte tous mes soupirs ! J'avoûrai qu'autreCoîf , au milieu d'une armée , Mon cœur ne soupirait que pour tù renommée ; Les peuples et les rois , devenus mes sujets , Étaient seuls à mes vœux d'assez dignes objets. I.«es beautés de la Perse a mes yeux présentées , AttSM-bien que ses rois , oni paru surmontées : Mon cœur , d'un fier mépris f armé contre leurs traits , N'a pas du moindre )u>mmage honoré leurs attraits ; Amonrenx de la gloire , et par-tout invincible , n mettait son bonheur à paraître insensible.

Mais , hélas ! que vos yeux , ces aimables tyrans y Ont produit sur mon cœur des efiets diflerens ! €e grand nom de vainqueur n'est pliu ce qu'il souhaite ; Il vient avec plaisir avouer sa défaite :

Heureux si , votre cœur se laissant émouvoir , Vos beaux yeux a leur tour avouaient leur pouvoir ! Toales-vous donc toujours douter de leur victoire , Toujours de mes exploits me reprocher la gloire ? Comme si les beaux nœuds où vous me tenes pris. Ne devaient arrêter que de faibles esprits.

148 ALEXANDRE

Par des faits tout nouveaux je m'en rais vous ftp|)rendr« Tout ce que peut l'amour sur le coeur d'Alexandre : Maintenant que mon bras , engagé sous vos lois , Doit soutenir mon nom et le vôtre a-la-fois.

J'irai rendre fameux , par l'éclat de la guerre , Des peuples inconnus au reste de la terre , Et vous faire dresser des autels en des lieux Où leurs sauvages mains en refusent aux dieux.

CLÉOFILE.

Oui , vous y Iraînere» la victoire captive ; Mais je doute , seigneur , que Tamour vous y suive » Tant d'états , tant de mers qui vont nous désunir ^ M'eflfaceront bientôt de votre souvenir.

Quand l'Océan troublé vous verra sur spa onde Achever quelque )0ur la conquête du é)onde ; Quand vous verrez les rois tomber a vos genoux ^ Et la terre en tremblant se taire devant vous ; Songeres-vous , seigneur , qu'une jeune princesse Au fond de ses états vous regrette sans-cesse, Et rappelle en son coeur les momens bienheureux Où ce grand conquérant l'assurait de ses feux ?

▲ £EXÂlf I>RE.

Hé quoi ! vous croyex donc qu'k moi-Vnême barbare J'abandonne en ces lieux une beauté si rare ? Mais vous-même plutôt voules-vous renoncer Au trône de l'Asie où je vous veux placer }

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