ROMANCE A MADAME DE F
Adieu , paisible iadififérence , Adieu, repos que tant j'aimais :
J'ai vu Camille , et sa présence Loin de moi vous chasse à jamais.
Je sais que mon amour fidèle - Dans son cœur ne peut pénétrer; Mais j'aime mieux souflHr pour elle.
Que d'être heureux saD3 l'adorer.
Adieu j talens que l'on envie, Et qui ne font point le bonheur; Adieu , ma lyre tant chérie , Qui n'as pu préserver mon cœur; Vainement je voudrais encore En tirer quelques sons touchans,^ Le nom de celle que j'adore Se trouverait seul dans mes chants.
Adieu, beautés de la nature, Prés émaillës , rians cotjsaux , Plaines couvertes de verdure, OÙ je suivais les clairs ruisseaux.
Si je n'y trouve point ma belle , Pour moi vous n'avez plus d'attraits ; Si je l'y vois, je ne vois qu'elle :
Adieu donc , adieu pour jamais !
Estelle est loin de mériter L'encens que vous brûlez pour elle ; Mais quarïd vous daignez la chanter, Vous la jugez sur son modèle.
A Montgon s'adresse l'accueil Que vous faites à ma bergère , Votre bonté m'en est plus chère , Mon cœur sent mieux que mon orgueil
i«a PIÈCES FUOITITES.